Test Terrain : OpenHands Agent Canvas
OpenHands Agent Canvas promet un poste de controle self-hosted pour agents de code. Premier verdict : prometteur, mais a tester en sandbox stricte.
Test Terrain ouvre avec OpenHands, parce que le projet vient de changer de centre de gravite : le README ne vend plus seulement un agent de code, mais Agent Canvas, un poste de controle self-hosted pour lancer OpenHands, Claude Code, Codex, Gemini ou tout agent compatible ACP.
La promesse est nette : donner aux agents de dev un endroit stable, avec des backends locaux, distants ou cloud, et des automatisations branchees sur GitHub, Slack, Linear ou des evenements planifies. C'est exactement le genre d'outil qui merite un essai prudent : assez ambitieux pour interesser les workflows dev/automation, assez puissant pour demander de vrais garde-fous.
Ce qui est verifie ce matin. Le depot public OpenHands/OpenHands est sous licence MIT, pousse sur GitHub le 14 aout 2026, et la derniere release publique est v1.13.0, publiee le 13 aout. Les notes de release mentionnent notamment l'archivage client-side des conversations, les previews markdown inline, une gate ready-for-dev pour les issues et un compteur d'usage de fenetre de contexte avec compaction manuelle. Le README documente trois chemins : lancement npm sans sandbox, lancement Docker avec repertoire projet monte, ou execution depuis les sources.
Installation. Le chemin le plus court est npm install -g @openhands/agent-canvas, puis agent-canvas. Mais le README affiche lui-meme l'avertissement important : sans sandbox, l'agent-server tourne directement sur la machine et peut acceder au filesystem. Pour un vrai test terrain, le mode Docker est le meilleur point de depart : un PROJECTS_PATH dedie, un volume .openhands, et un conteneur ghcr.io/openhands/agent-canvas:1.13.0 expose sur le port 8000.
Premier workflow utile. Le cas le plus sain n'est pas de donner tout un monorepo critique. C'est de monter un petit repo de test, demander une correction localisee, observer les fichiers touches, puis seulement ensuite brancher des automatisations. Agent Canvas devient interessant quand plusieurs backends cohabitent : un agent local pour experimenter, un backend distant pour les runs longs, un backend partage pour une equipe.
La difference avec OpenClaw. OpenHands vise d'abord le poste de controle engineering : agents de code, backends, automations, integrations de dev. OpenClaw reste plus naturel quand le sujet est l'assistant personnel multi-canal, la memoire durable, les crons conversationnels et les workflows qui vivent entre messagerie, workspace et outils. Les deux logiques peuvent se croiser via Codex et ACP, mais elles ne partent pas du meme centre.
Verdict LaPince. OpenHands Agent Canvas merite le test, surtout pour les equipes qui veulent comparer plusieurs agents de code sans tout reconstruire autour d'un seul fournisseur. Le point de vigilance est clair : commencer en sandbox, limiter le repertoire monte, journaliser les actions, et ne brancher les webhooks qu'apres avoir vu comment l'agent se comporte sur un repo jetable.
Sources : depot GitHub OpenHands/OpenHands, release v1.13.0 du 13 aout 2026, README officiel Agent Canvas et documentation OpenHands.
Pour prolonger : voir aussi le guide LaPince sur les agents IA autonomes, l'analyse Hermes Agent, et Agent Radar #1 sur beta, nodes et compaction.